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Les plus beaux couvre-chefs marocains

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Les plus beaux couvre-chefs marocains
couvre-chefs marocains

Le Maroc est le berceau d’une richesse extraordinaire en traditions vestimentaires. Que ce soit dans le nord, le centre ou le sud, ce mélange de styles et de couleurs attrayantes inspire la joie et l’admiration. Découvrez les couvre-chefs marocains et, à travers eux, découvrez le Maroc comme vous ne l’avez jamais connu auparavant.

Les couvre-chefs décorés

Le costume traditionnel exprime l’identité d’un pays. À travers des tenues généralement associées à une région géographique ou à une période historique, nous découvrons davantage les caractéristiques culturelles d’une région ou d’une nation.

Ces vêtements peuvent indiquer le statut social ou personnel, comme le mariage, la maternité ou l’appartenance religieuse. Lorsqu’un costume est utilisé pour représenter la culture ou l’identité d’un groupe ethnique particulier, on l’appelle généralement costume ethnique ou tenue traditionnelle ethnique.

Ces tenues se présentent souvent sous deux formes : l’une destinée à la vie quotidienne et l’autre réservée aux fêtes traditionnelles et aux occasions officielles.

Au Maroc, le costume culturel reflétant l’identité amazighe constitue un élément fondamental qui met en valeur la singularité marocaine. Dans cet article, nous accorderons une attention particulière aux couvre-chefs ornés et fascinants portés au Maroc.

Le chapeau conique

Le chapeau marocain le plus célèbre est le chapeau conique du Rif. C’est un accessoire essentiel dans le nord du Maroc et un symbole emblématique de la région. Il trouve son origine chez les tribus amazighes Jbala, dans les majestueuses montagnes du Rif et leurs plaines verdoyantes. Il est porté aussi bien dans les villages que dans les villes.

Il s’agit d’un chapeau en paille, décoré de pompons en laine bleu foncé ou noirs, attachés à des tresses du même matériau. Il existe également des modèles ornés de pompons multicolores harmonieusement disposés. Ce chapeau est devenu un souvenir touristique distinctif.

Il semble avoir conquis le cœur des Marocains, puisqu’il s’est rapidement répandu dans tout le pays. En plus de protéger contre la chaleur et les rayons du soleil, il apporte une touche esthétique aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

Cependant, les chapeaux coniques du Rif ne sont pas les seuls éléments qui rendent le nord du Maroc si particulier. Découvrez les plus beaux vêtements que vous pourrez admirer dans le Rif – nord du Maroc.

Couvre-chefs du Sud-Est

Il existe des différences vestimentaires dans toute la région du sud-est du Maroc, mais l’élément principal qui distingue ces territoires reste la diversité des couvre-chefs propres à chaque zone.

Les couleurs vives et simples dominent — le bleu, le rouge, le jaune et le vert. Ces coiffes sont fabriquées en laine et décorées de motifs de broderie sobres, ainsi que de tresses et de nattes aux formes variées, parfois simples, parfois plus complexes. Elles sont également ornées d’accessoires en argent et de sequins.

Chaque tribu du sud-est met en valeur sa propre esthétique, avec un style unique et remarquable. On y découvre une impressionnante variété de couvre-chefs, dont seulement quelques exemples sont présentés ici.

Le Maroc vous émerveillera par la richesse des vêtements de ses magnifiques communautés amazighes.

Le couvre-chef du M’Goun

Le couvre-chef du M’Goun fait partie des traditions vestimentaires encore très vivantes dans la région du M’Goun. Qu’il soit porté par les danseurs des troupes folkloriques, vêtus de tenues élégantes et éclatantes, ou par la mariée, ce couvre-chef demeure un élément officiel et ancestral auquel les femmes de la région restent profondément attachées.

Il se distingue par la longueur de son voile retombant dans le dos, orné de pompons en forme de roses et de tresses décoratives scintillantes.

Les couvre-chefs de l’Atlas

Le costume traditionnel officiel des femmes du Moyen Atlas se compose d’un couvre-chef formé de deux pièces : un tissu uni et une bande richement décorée de sequins denses, fixés et suspendus le long du ruban. Il est porté lors de toutes les occasions.

Le voile aux couleurs rouge et or constitue une pièce essentielle, partagée entre les régions de l’Atlas et du sud-est. On y trouve également le magnifique couvre-chef Ahendra ou handira. Découvrez ce couvre-chef ainsi que d’autres formes de ce vêtement exceptionnel.

Le burnous

Le burnous, appelé aussi selham, est une pièce officielle du costume masculin marocain. Très ancien, il remonterait à des milliers d’années. Il s’agit d’un vêtement traditionnel propre aux Amazighs d’Afrique du Nord.

L’historien Ibn Khaldoun mentionnait d’ailleurs que les Berbères étaient surnommés le peuple des burnous (« shaab al-baranis »).

On retrouve cette tenue dans l’histoire antique : la statue du roi amazigh marocain Bocchus I, conservée au Musées de Rome, le représente vêtu d’un burnous à son époque (110–80 av. J.-C.). De même, une stèle funéraire amazighe découverte au Maroc et exposée au Musée archéologique de Rabat montre un homme portant un burnous au milieu de prêtres.

Le burnous marocain a ainsi traversé les siècles en conservant une forte symbolique de noblesse et de fierté. Il est considéré comme un vêtement prestigieux, porté par les hommes de toutes les catégories sociales..

Le jellaba marocain

Le jellaba marocaine ressemble au burnous, mais elle est fermée à l’avant et possède des manches. Comme le burnous, elle se distingue par sa capuche.

Ses formes sont variées et confectionnées dans différents tissus. Le modèle traditionnel est ample et relativement court, généralement en blanc, brun ou noir, accompagné de broderies simples et élégantes aux couleurs discrètes. Le modèle moderne, quant à lui, est long jusqu’aux pieds, épouse davantage la silhouette et se porte sans ornements.

La djellaba marocaine se caractérise par la diversité de ses couleurs. Toutefois, le blanc et le doré clair sont particulièrement appréciés pour la prière du vendredi et les diverses occasions spéciales. Les Marocains, petits et grands, aiment porter jellaba, qu’ils considèrent comme un symbole d’élégance et de virilité.

Le turban amazigh

Le turban amazigh est un couvre-chef caractéristique du sud du Maroc. Il est également appelé turban touareg. Il s’agit d’un long tissu enroulé plusieurs fois autour de la tête et dont l’extrémité sert à couvrir le visage. Il représente un symbole fort des Amazighs du Sahara marocain.

Il peut être d’une seule couleur — noir, blanc, jaune ou brun — mais le bleu reste la teinte originelle et la plus répandue depuis des siècles. Il arrive aussi que plusieurs couleurs se mêlent dans un même turban, exprimant ainsi le sens esthétique et l’identité culturelle des Amazighs du Sud.

Le couvre-chef du marié

Le couvre-chef du marié chez les Aït Atta, dans le sud-est du Maroc, est porté exclusivement lors des cérémonies de mariage. Il fait partie intégrante du costume nuptial traditionnel et revêt une grande valeur symbolique.

Quant au couvre-chef de la mariée, il se distingue par sa longueur à l’arrière : il est richement décoré et brillant, ajoutant une touche majestueuse et éclatante à la tenue.

Les couvre-chefs du Souss

On peut définir le costume traditionnel comme l’ensemble des vêtements, bijoux et accessoires enracinés dans le passé et portés par un groupe précis de personnes.

La région du Souss, l’une des plus vastes du Maroc, se distingue par la grande diversité de ses tenues et de ses couvre-chefs. Ce qui caractérise particulièrement ces derniers par rapport aux autres régions, c’est leur grande richesse et leur raffinement. Ils sont composés d’une abondance de bijoux en argent, ainsi que d’un diadème fixé sur la coiffe, symbole de fierté et de valeur.

Les femmes du Souss affectionnent leurs couvre-chefs ornés d’argent et leurs accessoires assortis, au point que la couronne soussie est devenue répandue dans les célébrations marocaines. La mariée s’en pare en raison de sa signification sociale et du prestige qu’elle confère à celle qui la porte.

Les différents accessoires en argent sont fixés sur un voile en soie à longues franges appelé qtib. Il est le plus souvent de couleur jaune ou rouge ; dans les régions sahariennes, il est noir et porte le nom d’adghar.

Le tarbouche marocain — Fès

le tarbouche demeure un élément important du patrimoine vestimentaire marocain et accompagne les tenues traditionnelles lors des cérémonies et des occasions officielles. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Marocains n’ont pas adopté le célèbre « tarbouche » des Ottomans ; bien au contraire. Certains ont pensé qu’il était d’origine turque, alors qu’il ne s’est largement répandu en Turquie qu’au XIXᵉ siècle.

Le tarbouche est connu dans l’ensemble du monde musulman méditerranéen, du Maroc aux Balkans. Toutefois, le tarbouche marocain aurait des origines bien plus anciennes : des fouilles archéologiques menées à Lixus, près de Larache, ont mis au jour des représentations d’un personnage portant un couvre-chef similaire, datant d’une période bien antérieure à l’islam.

Le tarbouche marocain ne présente pas la forme conique du modèle grec. Il faisait partie des présents offerts par les sultans marocains à leurs homologues étrangers. Profondément enraciné dans l’histoire du pays, il est appelé « tarbouche de Fès » car il est traditionnellement fabriqué dans la ville de Fès.

Fès figure aujourd’hui parmi les villes touristiques les plus remarquables du Maroc. Pour découvrir d’autres villes fascinantes, explorez notre article consacré aux tourisme et voyage.

Découvrez davantage :
Les costumes traditionnels du Souss
les costumes traditionnels du Rif
les costumes traditionnels de l’Atlas

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